Historique

Sébastien Drouet, article paru dans Edith Magazine.

Tout sucre

Ce jeune homme de 22 ans, fraîchement sorti des études, vient d’ouvrir sa boutique de bonbons 100% anglais. Et ce n’est qu’un début !

Le nouveau confiseur a bien l’intention de mettre la gomme…

La crise ? Oui, et alors ? Si vous croyez qu’elle va freiner les ambitions de Maxime Tait…

Ce dernier vient en effet de concrétiser le rêve doux et sucré qu’il partage avec son père : ouvrir une confiserie uniquement achalandée de bonbons directement importés d’Angleterre, le berceau de la famille. « C’est un projet que mon père a imaginé il y a 22 ans, précise Maxime, mais n’étant pas du métier, il n’a jamais eu le temps de s’y consacrer pleinement. » Le fiston, affichant le même âge que le rêve, a donc pris le relais, mais sans rien laisser au hasard. D’ailleurs, si la boutique a vu le jour à Angers, après trois ans de cogitation intense, c’est parce qu’il à suivi des études supérieures de commerce international, de langues et d’entrepreneuriat à l’Université catholique d’Angers (49). Cela tombe bien : « Le Maine-et-Loire est, en général, un département test, assène-t-il. La région des Pays de la Loire est celle où le taux de pérennité des entreprises est le plus fort. » Rien au hasard…

De la suite dans les idées

La confiserie anglaise type, avec des références jamais vues dans nos contrées auparavant, aux saveurs « lager and lime » (bière et citron vert), pissenlit/bardane, rhubarbe/crème anglaise, cannelle, gingembre… Maxime connaît chaque bonbon par cœur, au point d’en raconter l’histoire en français ou en anglais, au choix. Ainsi, « celui nommé Everton a été créé par une vieille dame, supportrice du club de foot du même nom ! »

Il s’agit aussi de remplir les bocaux dévalisés par les enfants et les fidèles clients du quartier – et il y en a –, et de tout briquer pour que le magasin soit impeccable.

La suite, Maxime l’imagine déjà et s’il s’attend à être imité, il n’en garde pas moins en mémoire ce vieux principe : « Les gens préféreront toujours l’original à la copie. »

QK confiserie, 9 rue Saint-Étienne à Angers, 49100